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Ghost Game : Graffitis

by Christian Greymon

Enfin de retour après une absence interminable de deux semaines, Ghost Game se rappelle à notre bon souvenir avec des arguments de choix : finies les aventures en solitaire, Hiro sera désormais rejoint par Ruli et son mystérieux protecteur.

Première agréable surprise, si l’épisode débute exactement de la même manière que les premières entrées, celui-ci a le bon goût de changer de focalisation. Pour la première fois, le point de vue se place du côté des victimes des Digimon, renforçant l’horreur de la situation. Entre Ruli qui perd progressivement ses doigts et les différentes personnes touchées par Dracmon qui courent vers une fin inexorable, Ghost Game a le bon goût d’utiliser des images aussi surprenantes qu’épouvantables. La solitude de Ruli est utilisée intelligemment et l’introduction d’Hiro se fait bien plus naturellement que ce que l’on aurait pu penser.

Hormis Ruli, c’est aussi Angoramon qu’on remarquera cette semaine. Comme Gammamon, ce dernier dispose d’une personnalité bien marquée et se distingue des autres partenaires que l’on a pu rencontrer par le passé. Qu’il s’agisse de sa façon de s’exprimer, son tempérament, ou ce qui l’amène à protéger Ruli, Angoramon apporte ce supplément d’humanité qui plaît tant et qui pouvait parfois manquer dans des saisons submergées par de multiples personnages.

Du côté de l’intrigue principale, on avance, certes lentement, mais ce troisième épisode confirme ce qui devrait constituer la majeure partie du fil rouge : Les Digimon tentent de se matérialiser dans notre monde et des créatures telles que Dracmon n’hésitent pas à tuer (ou à essayer) pour parvenir à leur fin. Comment ils parviennent à franchir la barrière entre nos mondes reste encore à déterminer, de même que le rôle du père d’Hiro, qui ne doit pas être étranger à ces événements.

Enfin, pour évoquer un peu plus en détails l’animation et la forme, rien de spectaculaire cette semaine, si ce n’est la garantie d’avoir un épisode esthétiquement irréprochable. On saluera tout de même les nombreux plans qui sous-entendent l’approche de Dracmon : Dans une société ultra-connectée où les caméras sont légion, de nos téléphones aux systèmes de sécurité en ville, l’analogie entre ces yeux qui nous observent en permanence et ceux de Dracmon était une excellente idée. Bien évidemment, cet épisode n’a pas l’ambition d’être un pamphlet contre Big Brother, et ce n’est pas ce qu’on lui demande, mais force est de reconnaître que le parallèle est très intéressant, tout comme sa mise en scène.

Ghost Game démontre une nouvelle fois, s’il le fallait, son efficacité, en nous régalant encore avec les nombreuses légendes urbaines revisitées pour notre licence favorite et en étoffant son casting avec brio. On attend toujours qu’un certain Jellymon daigne se joindre aux festivités et toute la troupe devrait être réunie afin d’explorer davantage les mystères qui subsistent et s’épaississent de semaine en semaine.


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